Die Berichte der „Circuli Minores“ der Bischofssynode: dritter Teil des „Instrumentum laboris“

Bischofssynode in Rom: Berichte der Circuli Minores zum dritten Teil des Instrumentum laboris
Bischofssynode in Rom: Berichte der Circuli Minores zum dritten Teil des Instrumentum laboris

(Rom) Im Rahmen des heutigen Tagesbulletins wurden vom vatikanischen Presseamt die Berichte der dreizehn Arbeitsgruppen veröffentlicht, der sogenannten Circuli Minores, die sich mit dem dritten und umstrittensten Teil des Instrumentum laboris befassen.

Die 270 Synodalen tagten großteils in nach Tagungssprachen aufgeteilten Arbeitsgruppen. Vier Gruppen tagten in englischer Sprache, je drei in französischer und italienischer Sprache, zwei auf spanisch und eine auf deutsch. Jede wird von einem gewählten Moderator geleitet. Ein ebenso gewählter Relator erstattete gestern Bericht in der Synodenaula. Vatikansprecher Lombardi gab gestern bekannt, das Presseamt werde die Berichte nicht sofort, sondern erst heute veröffentlichen.

In jeder der drei Synodenwochen wurde jeweils einer der drei Teile des Instrumentum laboris behandelt. Das Instrumentum laboris ist das Arbeitspapier, das Papst Franziskus im Vorfeld ausarbeiten ließ und zur Arbeitsgrundlage der Synode erklärte.

Der dritte Teil, mit dem sich die heute veröffentlichten Arbeitsgruppenberichte befassen, ist der umstrittenste Teil und betrifft auch Themen wie die Kommunion für wiederverheiratete Geschiedene und Homosexualität.

Die schriftlichen Berichte wurden vom Vatikan in der jeweiligen Sprache veröffentlicht und werden hier vollständig wiedergegeben. Der Aufstellung des Vatikans folgend steht der Bericht der deutschen Arbeitsgruppe wiederum an letzter Stelle.

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Relatio – Circulus Gallicus “A”

Moderator: Card. LACROIX Gérald Cyprien
Relator: S.Ex. Msgr. ULRICH Laurent

En commençant le travail sur la troisième partie de notre document, nous savons que nous abordons des questions de pastorale et des situations difficiles pour lesquelles il est périlleux de rêver de solutions adaptées à l‘universalité des cas. Et nous espérons qu‘une parole du Saint Père permette aux pasteurs et aux familles de surmonter les épreuves qui blessent et divisent les familles, et de poursuivre le chemin de la vie familiale et du témoignage de la foi avec courage et espérance.

Nous faisons mention d‘un débat général qui réapparaît régulièrement. Comme pasteurs, nous rencontrons très souvent des situations de vie de couples et de familles qui ne correspondent pas à la règle proposée et défendue par l‘Église comme moyen le plus approprié pour suivre la voie de la sainteté du mariage et de la famille. Ces situations dites irrégulières se sont, dans un certain nombre de régions du monde, développées à un point tel qu‘elles affectent aussi des familles chrétiennes et engagées dans l‘Église. Tous, nous voyons bien cela, et même là où cela n‘existe pas encore de façon significative du point de vue de la sociologie, nous pouvons apercevoir que cela commence à se développer, en raison de la standardisation mondiale des comportements.

Si nous citons ces situations dans nos propos, dans nos écrits pastoraux, dans le texte synodal, certains d‘entre nous craignent que ce soit la porte ouverte à cette standardisation, et comme une autorisation implicite de l‘admettre. D‘autres pensent qu‘ignorer ces situations c‘est donner le signe que l‘on n‘accueillera pas les personnes qui vivent ainsi et qu‘alors il nous sera bien difficile de leur proposer de vivre un chemin de conversion.

Nous soulignons le double défi devant lequel nous nous trouvons. Nous devons encourager et soutenir les familles qui s‘engagent avec conviction et foi dans la démarche du mariage sacramentel et le projet d‘une vie chrétienne en famille. Elles sont le témoignage donné au milieu de nos sociétés que cela est possible. Elles sont les instruments que le Seigneur choisit pour annoncer l‘évangile à travers leur vie la plus simple et la plus quotidienne, comme l‘a été celle des Saints Louis et Zélie Martin, premier couple canonisé dans l‘histoire de l‘Église. Tout doit être fait pour encourager ces familles.

Par ailleurs, nous savons qu‘il existe tant d‘autres familles qui s‘estiment souvent elles-mêmes éloignées de cet idéal, et d‘autres qui ne pensent même pas qu‘il soit peu ou prou fait pour elles ! Familles divisées, familles recomposées, familles monoparentales, familles sans mariage même civil : nous ne pouvons pas les tenir à l‘écart, nous ne voulons pas penser que leur chemin ne les rapproche pas du Dieu qui aime et attire à Lui tous les hommes. Nous croyons qu‘en elles vit l‘Esprit du Seigneur qui inspire bien des comportements de leur vie ; et cela ne retire rien aux familles chrétiennes que nous soutenons de nos encouragements !

Devant les n°122 à 125, nous jugeons utile de ne pas apporter de modification: les positions y sont bien exposées. Mais nous voulons redire en premier lieu l’attachement de tous à la doctrine de l’indissolubilité du mariage. Nous accueillons aussi comme bonne nouvelle la miséricorde de Dieu révélée en Jésus Christ et l’importance accordée à la formation de la conscience personnelle. Nous ajoutons que devant les situations considérées comme irrégulières, nous voulons que soient énoncées les voies par lesquelles ceux qui les vivent soient certains qu’un chemin, un accueil et un accompagnement leur sont ouverts. Enfin, que les évêques, chacun dans son diocèse et dans la communion de toute l’Eglise, sont appelés à un discernement responsable.

Le débat, commencé dans l‘Aula, s‘est poursuivi entre nous, sur le caractère du texte final que nous devrons approuver samedi prochain. Les uns désirent que ce texte reçoive un titre, ou au moins un sous-titre, qui corresponde au travail sérieux réalisé pendant ces trois semaines, mais sans revêtir le caractère d‘un texte bien unifié. Ce texte reflète certes les différences culturelles que nous avons bien perçues tout au long de ce synode, et il envisage parfois des situations bien particulières. Il sera donc remis au Saint-Père pour lui dire l‘état d‘une réflexion très partagée, mais, comme le Saint-Père l‘a dit lui-même dans son discours du 17 octobre, l‘enseignement de l‘Église catholique sur la matière abordée a besoin d‘être présenté au discernement du successeur de Pierre. Il faudrait alors ajouter en sous-titre : „Réflexions, ou contributions des pères synodaux remises au Saint Père“. Les autres pensent que ce synode a réalisé un grand travail de discernement et de dialogue fructueux qui aboutit à un texte qui est une étape importante en elle-même. Il est bien sûr remis au Saint-Père, mais il n‘est pas nécessaire d‘en minimiser l‘importance en lui apportant un sous-titre.

Parmi les autres questions qui ont animé notre débat, il faut signaler l‘étonnement de plusieurs d‘entre nous devant le fait que dans l‘Instrumentum Laboris nulle mention ne soit faite du catéchuménat des adultes. Or nous voyons très souvent des personnes venir à la foi, à l‘âge adulte, en raison de leur projet de mariage, ou de l‘éducation des enfants qui sont nés de leur union, avec ou sans mariage même civil. Dans beaucoup de cas, la préparation au mariage doit revêtir un aspect catéchuménal. Et par ailleurs, du fait de la découverte du Christ à l‘âge adulte par nombre de personnes, découlent des situations canoniques irrégulières devant lesquelles nous estimons qu‘il n‘est pas bon de s‘en tenir à un refus de faire entrer ces personnes dans l‘Église, puisque le Christ leur a fait signe dans la condition où elles se trouvent.

Une autre question, de langage celle-ci, nous a retenu un moment : c‘est celle d‘utiliser l‘expression des Semina Verbi. Certains d‘entre nous craignent que cet usage ne soit pas très conforme à son origine théologique, sauf si l‘on accepte qu‘il y a là un fait lié développement de la doctrine : ceux-ci préféreraient se contenter de l‘expression de „dons de Dieu présents“ dans la vie de personnes qui ne connaissent pas encore le Christ ; d‘autres trouvent au contraire que dans cette expression proprement théologique, on peut trouver le signe qu‘un dialogue est réellement possible et attendu, avec nos contemporains qui sont en recherche de la vérité mais ne disposent pas de concepts adéquats pour rendre compte de leur expérience spirituelle. Nous ne concluons pas sur ce sujet, nous laissons la question ouverte.

On voudrait rappeler, ce que soulignait déjà FamiliarisConsortio en 1981, que la préparation au mariage, ou plus exactement l‘accompagnement pastoral de la vie conjugale, doit comporter des étapes : une préparation lointaine qui s‘insère dans la catéchèse et la pastorale des jeunes, des adolescents ; une préparation prochaine au début de la vie adulte, dans des groupes, mouvements et aumôneries de jeunes adultes ; une préparation immédiate dans les mois qui précéderont le mariage sacramentel ; et un accompagnement spécifique des premières années du mariage. C‘est dire qu‘il y a une convergence nécessaire entre pastorale des jeunes et pastorale familiale. Il sera nécessaire que dans les diocèses on tienne compte de ce point, et que l‘on fasse des projets dans ce sens. Dans beaucoup de pays, la population est très jeune, c‘est un grand défi pour la pastorale, pour ces pastorales de la jeunesse, du mariage et de la famille.

Certains ont le sentiment que le document n‘aborde pas assez la question de la procréation et de l‘ouverture des conjoints à la vie, dans des sociétés où la mentalité contraceptive est très développée.

D‘autres ont demandé que l‘on développe davantage le sujet de la responsabilité éducative des parents ; parce que d‘une part, c‘est une grande préoccupation des parents, et d‘autre part que l‘Église dispose de grandes traditions éducatives, et ce serait dommage de ne pas y faire allusion pour se situer dans le fil de ces traditions qui demeurent souvent pertinentes pour aujourd‘hui.

On aimerait, enfin, que ne soit pas ignorés des problèmes réels comme celui des familles réfugiées, des familles et des enfants qui vivent dans la rue, en beaucoup de pays au monde, des violences contre les personnes exploitées sexuellement, et de l‘inceste qui est une détresse immense et généralement cachée, et des familles qui vivent dans des pays où n’existe pas la liberté religieuse.

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Relatio – Circulus Gallicus “B”

Moderator: Card. SARAH Robert
Relator: P. DUMORTIER, SJ François-Xavier

Je voudrais commencer par quelques considérations globales avant d‘exprimer ce qui nous a plus particulièrement retenu dans l‘examen de trois des quatre chapitres de cette troisième partie.

1. Quelques considérations générales

La première relève du constat: nous avons manqué de temps pour examiner les nombreuses questions, parfois délicates et difficiles sous divers aspects, qui sont abordées dans cette partie qui comprend 78 des 147 numéros de l‘Instrumentum Laboris. Il nous a cependant été possible de partager amplement nos expériences, nos réflexions et nos convictions avec le souci de contribuer au texte en préparation à travers nos modi.

Il me semble ensuite que l‘image du chemin a été souvent employée dans ses diverses acceptions: cheminement, itinéraire, parcours… pour parler de la famille dans la mesure où l‘on parle des familles réelles… pour parler des communautés chrétiennes dans la mesure où elles sont directement confrontées à des réalités humaines qui ne peuvent laisser indifférent aucun disciple du Christ… pour parler des personnes dans la mesure où l‘on prend en compte l‘histoire propre de chacun avec les croix qui peuvent la marquer… pour parler du pardon dans la mesure où nous savons la difficulté tant du pardon à donner que du pardon à recevoir.

Enfin, beaucoup de nos réflexions ont fait appel, implicitement ou explicitement, à la notion de responsabilité: responsabilité de l‘Eglise, pleinement mère et cependant enseignante – responsabilité des communautés chrétiennes dans l‘accueil, la formation et l‘accompagnement – responsabilité de la famille, sujet de la pastorale, appelée à témoigner dans sa vie de l‘Evangile de la famille.

2. A propos du chapitre 1 «Famille et évangélisation»

Trois points nous ont particulièrement retenus:

1) La famille en tant qu‘élément constitutif du corps ecclésial a une responsabilité propre à assumer par rapport à d‘autres familles, par rapport à la communauté chrétienne et par rapport à la mission de l‘Eglise. La famille, sujet de la pastorale, est un acteur à part entière de l‘évangélisation et doit être reconnue comme tel. C‘est ainsi qu‘il ne s‘agit pas d‘abord de regarder la famille comme une préoccupation ou se focaliser sur sa prétendue crise ou ses problèmes mais d‘aider les familles à trouver comment aider les familles – et donc tous ceux et celles qui les constituent – à vivre de manière cohérente et inspirante leur vocation propre.

2) La célébration du mariage articule en général deux moments qu‘il semble tout à la fois important de distinguer et de relier: le moment de la fête des noces et le moment de la célébration sacramentelle. C‘est ainsi que l‘impossibilité d‘organiser la fête des noces pour diverses raisons (problème du coût, relations entre les familles des conjoints, contexte socio-politique…) peut empêcher ou différer la célébration du mariage sacramentel. Quand ces deux moments sont possibles, il semble souhaitable de reconnaître à la fête des noces son importance pour l‘Eglise: fête des noces et célébration sacramentelle sont deux moments de l‘événement clé d‘une vie humaine qu‘est le mariage des époux. Il s‘agit aussi pour les pasteurs de rechercher comment impliquer davantage la communauté ecclésiale locale dans la célébration sacramentelle.

3) La réalité de la famille et les réalités familiales s‘inscrivent dans des cultures diverses qui sont à considérer et à respecter dans tout ce qui fait leur spécificité: c‘est dire l‘importance de la «médiation culturelle» dans la réflexion sur la mission de la famille aujourd‘hui. Compte tenu de l‘importance des moyens de communication sociale qui véhiculent souvent des schémas culturels qui semblent normatifs, il est souligné que les familles sont les premières victimes de cette emprise idéologique à laquelle il importe de trouver les moyens de résister.

3. A propos du chapitre 2 « Famille et formation»

Nous avons désiré souligner:

d‘abord: dans la formation des futurs prêtres et religieux, il est important de leur permettre d‘avoir une connaissance concrète des réalités familiales et de prendre une claire conscience de la complémentarité des diverses vocations chrétiennes. Il appartient aux responsables de leur formation d‘en trouver les moyens selon les divers contextes socio-ecclésiaux;

puispar rapport à la préparation au mariage qui est un temps fondamental et fondateur, Familiaris Consortio en indique clairement les trois temps: la préparation lointaine qui s‘opère à travers une appartenance véritable à la communauté chrétienne, la préparation proche à travers une catéchèse sacramentelle et préconjugale, et la préparation immédiate à travers l‘accompagnement personnalisé à la célébration sacramentelle du mariage;

enfin, l‘accompagnement des époux et des familles doit se comprendre dans la durée; de cet accompagnement dépend que les difficultés puissent être surmontées et que les crises ne deviennent pas des ruptures. Cet accompagnement peut se réaliser de diverses manières; plusieurs ont indiqué combien il importe que les prêtres et les agents pastoraux sachent vivre cet accompagnement avec délicatesse et, dans les situations complexes ou difficiles, sachent aussi se limiter à leur mission propre d‘ordre spirituel. Une formation spécifique à cet accompagnement est souhaitable pour permettre une connaissance de soi, une connaissance des réalités familiales et une connaissance de l‘enseignement de l‘Eglise dans ce domaine.

4. A propos du chapitre 3 «famille et accompagnement ecclésial»

Ce chapitre aborde plusieurs sujets que nous avons abordés dans leur complexité et aussi dans leur difficulté:

La pastorale de ceux qui ont contracté un mariage civil ou vivent ensemble - les termes pour désigner ces situations sont divers et varient suivant les régions du monde – a suscité un débat entre les membres du Circulus: les uns ont insisté sur l‘importance de discerner et de mettre en évidence les éléments positifs de situations qui ne sont pas de libertinage et qui sont ce sur quoi peut s‘appuyer une pastorale qui accompagne vers l‘union sacramentelle; les autres, sans nier le souci pastoral de faire avancer les personnes concernées vers le moment de l‘engagement dans le mariage sacramentel, ont insisté sur le fait que de telles situations ne sont pas conformes à ce que l‘Eglise demande.

La situation des personnes divorcées remariées nous a conduits à souligner les possibilités de participation à la vie de la communauté chrétienne que mentionne Familiaris Consortio (84). Plusieurs ont aussi souhaité que soient mieux connues et soient approfondies ces formes de participation à la vie de la communauté chrétienne et se sont interrogés sur la nécessité du maintien de certaines limites actuelles (être lecteur, participer au conseil pastoral…). Par rapport à leur accès aux sacrements, le Circulus s’est prononcé pour le maintien de la discipline actuelle.

A propos des récents Motu Proprio Mitis Iudex Dominus Iesus et Mitis et Misericors Iesus la question du manque de foi des époux semble soulever un problème théologique qui pourrait être abordé dans le cadre d’un document magistériel qui viserait à donner toute leur cohérence à un ensemble de textes qui, d’ordre théologique et canonique, semblent plus juxtaposés qu’articulés.

Il nous semble important de distinguer soigneusement mariage mixte et mariage avec disparité de culte. Dans ce dernier cas, il importe tant de voir la diversité des situations selon le contexte juridico-légal des pays que le risque pratique souvent couru par la partie catholique de ne pas pouvoir vivre les engagements de foi qui étaient les siens au moment du mariage.

Il nous a manqué le temps nécessaire pour réfléchir à la situation des personnes homosexuelles dans nos diverses sociétés et aux différentes dimensions d’une pastorale de l’Eglise à leur égard.

En conclusion, à travers nos échanges et nos débats nous avons beaucoup appris les uns des autres, sans pour autant pouvoir achever notre réflexion par manque de temps.

[Hervorhebungen im Original]

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Relatio – Circulus Gallicus “C”

Moderator: S.Ex. Msgr. PIAT, CSSp Maurice
Relator: S.Ex. Msgr. DUROCHER Paul-André

Comme la semaine dernière, notre groupe a trouvé utile d’avoir un court texte qui tente de cerner l’objectif de la partie de l’Instrumentum Laboris à l’étude. Nous avons soumis ce texte sous forme de modus, espérant qu’il puisse servir de prologue à cette troisième partie.

Dans le premier paragraphe du texte, nous rappelons que ce Synode se situe dans la droite ligne du Concile Vatican II, alors que nous voulons évangéliser le monde contemporain. Nous voulons mettre au point une pastorale de la famille qui soit à la fois claire au niveau doctrinale et utile à nos familles. Nous croyons qu’il que le chemin pour réaliser la conversion missionnaire de toute l’Église passe par la famille comme sujet évangélisateur.

Le deuxième paragraphe rappelle les bases de ce chemin pastoral: un approfondissement de la révélation chrétienne concernant la famille et une mobilisation de toutes les forces vives de l’Église pour appuyer sa mission comme ‘communauté de vie et d’amour’. Cela suppose un vrai dialogue pastoral avec les réalités familiales telles qu’elles sont vécues par nos contemporains.

Enfin, le dernier paragraphe de notre texte affirme que ce dialogue, à la suite de Jésus, doit être conduit à la manière de Jésus, c‘est-à-dire en épousant son regard d’amour et de miséricorde sur toute personne. Nous voulons donc engager ce dialogue pastoral avec humilité, respect, confiance et surtout miséricorde envers toutes les familles, quelles que soient leur degré de proximité ou d’éloignement de l’idéal évangélique.

Ce texte nous aura aidé à mieux articuler nos propositions d’amendement de cette troisième partie de l’Instrumentum laboris.

En réfléchissant à notre expérience en petit groupe durant cette troisième semaine du Synode, je me suis mis à penser à la parabole du semeur(Mc 4, 1-20 et parallèles). Nous avons tous été touchés par le témoignage des observateurs et des délégués fraternels qui ont précédé nos discussions, et nous avons été frappés par la diversité des ‘terrains’ familiaux qui se présentent à notre regard. Certains sont pierreux et secs, d’autres sont tapissés d’envolées d’oiseaux, d’autres sont étouffés par les ronces, d’autres jouissent de bonne terre grasse. Parfois, nous étions tellement fascinés par cette bonne terre que nous négligions le potentiel de vie des autres terres à l’apparence moins belles; pourtant, ces bonnes terres peuvent aussi cacher des parasites et des bestioles néfastes pour la culture. Parfois, nous étions tellement absorbés par les difficultés d’une terre particulière que nous oubliions de considérer les défis des autres. Mais tous ces terrains, nous les aimons et voulons les aider à produire du fruit à leur mesure.

Comme des agronomes qui discutent de diverses méthodes d’approvisionnement en eau, nous avons discuté de la méthode de notre Synode. Est-elle bien ajustée à sa finalité? Nous déployons une somme énorme d’énergie, à tous les points de vue. Des gens sont épuisés à force de travailler. Le résultat en vaudra-t-il la chandelle? Peut-être aurions-nous pu identifier quelques questions spécifiques à étudier entre les deux synodes, et nous donner plus de temps pour les étudier? Faudra-t-il confier à des commissions pontificales le travail que nous espérions faire? Et cette troisième partie: elle correspond péniblement à la dernière étape du ‘voir-juger-agir’ où il nous aurait fallu revenir sur les constatations de la première étape pour proposer des pistes de solution ou d’action. Elle aurait gagné de nommer les multiples pratiques pastorales déjà existantes dans les diverses sphères de l’Église. Il n’en reste pas moins que nous avons beaucoup apprécié le temps accru qui nous a été accordé en petits groupes. De nos échanges se dégage très fortement le ministère de communion qui est le nôtre à titre d’évêques.

Nous avons dû nous entendre sur une méthode de travail face à l’abondance de la matière de cette section. Nous avons donc choisi de consacrer plus de temps à trois thèmes particuliers: la formation des prêtres, des diacres et des agents de pastorale; l’accompagnement des divorcés-remariés; et le défi du renouveau de notre langage. Nous avons élaboré des modi collectifs sur ces thèmes, pour ensuite considérer les modi individuels des participants sur les autres numéros. Malheureusement, nous avons manqué de temps pour terminer ce travail. Et nous remarquons que de nombreux thèmes importants n’ont même pas été abordés: entre elles, l’accompagnement des couples face aux défis de la parentalité dans le contexte actuel.

Chacun de nous représente comme un courant d’eau différent qui vient abreuver ces champs. Certains courants viennent de l’orient, d’autres de l’occident, certains proviennent des glaciers du nord et d’autres des saisons de pluie tropicales. Chacun avec ses minéraux bien spécifiques qui arrosent les champs de leurs divers nutriments. On retrouve aussi le grand fleuve de la Bible et de la Tradition vivante de l’Église, les nombreux ruisseaux de l’expérience ecclésiale de nos engagements, les deux grands torrents de la théologie et de la pastorale qui, lors de leur confluence, produisent vagues et remous. Comment canaliser ces deux torrents, et tous les autres confluents, en un tout capable d’irriguer les divers champs selon leurs besoins propres? L’un de nous pense que le Concile a dû être un peu comme cela: un lieu d’écoute et d’apprentissage pour les évêques qui cherchaient ensemble à discerner les voies d’avenir de l’Église.

Oui, nous sommes marqués par de grandes diversités d’expériences et d’approches, même par certaines polarités qui ont occasionnellement fait surface, par exemple sur la question de l’accès aux sacrements des divorcés-remariés, ou sur la question d’un rôle accru des femmes dans certains ministères de l’Église. Intégrer de les thèmes que nous avons travaillé, ainsi que la méthode. Mais même si nous ne sommes pas d’accord sur la façon d’y arriver, nous sommes tous habités par un même désir: faire vivre et fleurir ces champs afin qu’ils portent du fruit. Ce n’est pas évident, et il faudra continuer de travailler à cette tâche: la croissance de la Parole en dépend!

Nous sommes tous encouragés par l’exemple du jardinier en chef, qui ne semble pas trop s’énerver, qui nous écoute attentivement, nous encourage, prie avec nous et discerne avec nous. Oui, Saint Père, votre présence parmi nous est un profond réconfort et une invitation à faire confiance à l’Esprit sans négliger le travail qui nous revient. Grâce à vous, chacun se sent libre de dire le fond de sa pensée; suivant votre exemple, nous apprenons à écouter avec humilité. Vous avez favorisé un lieu de réflexion où chacun, animé d’un esprit sincère, peut rechercher la vérité.

Et vous nous donner l’exemple de cette conversion pastorale à laquelle nous sommes conviés, nous les évêques d’abord. Il faut sortir de soi pour aller au devant des familles, surtout de celles qui sont les plus éloignées. Nous devons épouser cette attitude-là. En ce sens-là, on sent que le Synode est en train de faire quelque chose en nous. Il faudrait que l’on sente, à la fin de ce Synode, que l’Église ouvre un nouveau dialogue avec les familles: pas seulement pour que nous puissions redire ce que nous avons toujours dit, mais pour rencontrer les familles où elles sont dans toute leurs réalités complexes. Ce faisant, il faut que le trésor de notre message soit plus clair, et là-dessus aussi, nous avons beaucoup à faire. Une conviction nous habite: pour apporter de l’eau à ces champs, on doit trouver une manière de ‘dire les choses’. Il ne s’agit pas seulement d’un contenu, mais d’une manière d’être. Et dans cette recherche, on sent que la clé, c’est la Parole elle-même, celle qui a été semée par le Semeur. Il ne s’agit pas seulement de réciter des versets, mais de raconter une histoire. Et de découvrir cette histoire dans notre monde d’aujourd’hui. Pour dire cela, l’Église enseignante ne suffit pas: il faut ces témoignages qui donnent vie à nos convictions.

Chacun de nous partira d’ici un peu changé: c’est peut-être là un critère essentiel dans l’évaluation de la réussite de ce synode. Nous avons vécu un vrai temps de recyclage théologique et pastorale, un temps de retraite, même, qui nous invite à revoir notre façon de vivre notre ministère au coeur de l’Église. Nous nous sommes permis de rêver en parlant des divers champs familiaux qui accueillent la semence, en esquissant des méthodes d’approvisionnement en eau, en nommant nos espoirs pour les fruits. Mais pourrons-nous réaliser ces rêves? Avons-nous les ressources pour le faire? La vie concrète nous permettra-t-elle de le faire? Et ces fruits souhaités, pour la gloire de Dieu et le salut du monde, qu’en adviendra-t-il? Ce monde est-il si repus qu’il ne voudra pas de ces fruits? Est-il tellement gavé d’autres produits qu’il n’aura même pas la curiosité d’y goûter? Que diront les médias de nos propositions, comment réagiront les gouvernements, qui conjurera les défis de la pauvreté, de la persécution et de la guerre? Voilà la réalité qui nous attend.

Rappelons-nous en quittant ce Synode que c’est le partage de nos faiblesses, plutôt que de nos forces, qui peut vraiment nous faire avancer. Il y a quelque chose que nous ne maîtrisons pas qui nous invite à ouvrir de nouvelles voies. Nous le reconnaissons et nous le nommons : c’est l’Esprit-Saint parmi nous, à l’oeuvre alors que nous discutons de tous ces défis, à l’oeuvre dans la vie de nos familles, à l’oeuvre dans la croissance du fruit malgré la qualité des sols. C’est à l’Esprit que nous confions le fruit de notre travail, ainsi que le suivi à ce Synode: qu’il fasse grandir la semence dans tous les terrains familiaux du monde, afin que la Parole réussisse à porter du fruit ‘à trente, à soixante et à cent pour un’!

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Relatio – Circulus Anglicus “A”

Moderator: Card. PELL George
Relator: S.Ex. Msgr. KURTZ Joseph Edward

Flowing from the tenderness of God is the mission of the family, a primary announcer of the Good News both within the family and beyond.

Guided by theWord of God, the Magisterium and the ongoing promptings of the Holy Spirit and sustained by the Sacrament of Matrimony, families are helped to be missionarydisciples of God’s love and mercy wherever they are.The mission of the family embraces spousal love, education of children, faithfully living out the sacrament, the preparation of other couples for marriage, the accompaniment in friendship and dialogue of those couples or families facing difficulties, and participation in the communal life of the Church. Opening themselves to needs near and far, familiesknow how to incarnate these words of Pope Francis: “Jesus wants us to touch human misery, to touch the suffering flesh of others…and enter into the reality of other people’s lives and know the power of tenderness. Whenever we do so, our lives become wonderfully complicated and we experience intensely what it is to be a people, to be part of a people” (EvangeliiGaudium, 270).”

While the gift of faith is received into the lives of a family through the culture of that family, that faith also helps to shape culture. Every family has roots in culture and theChristian family has a responsibility to inform culture with theGood News. To this end,the Church rightly exhorts all governments to promote religious freedom,which includes not only the right to worship, but also the rightto express matters of conscience, to participate in civic affairs, and to serve others in a manner consistent with ourfaith and mission.

Powerful in the lives of those who wed and those who witness isthe gift of the Wedding Liturgy. We examined the power of the Wedding Ceremonies in which both rite and homily can have valuable impact as well as thelifelong witness of Christian families.

Truly important is the preparation of couples for marriage as well as itsongoing formation and support. This formation needs to be grounded in biblical theology, Christian anthropology and Church teachings. Of special note was our discussion on proper sex education based on an authentically Christian understanding of sexuality. Programs of sex educationshould emphasizeconscience formation, the sense of responsibility, the value of self-control, modesty and the virtue of chastity. In addition,it was agreed thatthe role of parents in the sex education of their childrenmust be emphasized. They are the first and primaryteachers of their children and they should besupportedin their effortsby sound programs of sex education in schools and parishes.

In all cases of pastoral accompaniment of families by the Church, it is essential that our efforts to walk with people witness with clarity to the teaching of the Church. Most important is a clarity and attractiveness of language, making the Church’s teachingmore comprehensible and accessible.

We reflected on the way in which the Church walks with those who struggle. In all cases, pastoralcare must be marked by charity and patience, especially with those who do not live or are not yet prepared to live in full accord with the Church’s teachings. They are to be welcomed with love and respect by the pastors of the Church, who should be generous in accompanying them and in fostering their desire to participate more fully into the life of the Church.

Among the important pastoral considerations, we discussed the challenges that mixed marriages pose. We affirm that for such marriages to succeed, it is important that the couples be well-prepared in the Church’s teaching before the marriage and accompanied by their faith communities.

We also took up certain proposals for accompanying those who are divorced and civilly remarried.We supported the recent efforts to streamline the process of nullity to make it moreaccessible without changing the Church’steaching. The majority without full consensus affirmed thecurrent teaching and practice of the Church regarding the participationin the Eucharist of those who aredivorced and civilly remarried. We acknowledged that this pathway may be difficult, and pastors should accompany them with understanding, always ready to extend God’s mercy to them anew when they stand in need of it.

A majority without full consensus also affirmed that pastoral practice concerning reception of the Sacrament of the Eucharist by those divorced and civilly remarried ought not to be left to individual episcopal conferences.To do so would risk harm to the unity of the Catholic Church, the understanding of her sacramental order, and the visible witness of the life of the faithful.

We spoke of the importance ofpastoral attention topersons with homosexual tendencies, with special attention to families in which a person with same sex attraction is a member. The Church as the spouse of Christ patterns her behavior after the Lord Jesus whose all-embracing love is offered to every person without exception. Parents and siblings of family members with homosexual tendencies are called to love and accept these members of their family with an undivided and understandingheart. We call on the synod to affirmand propose anew the entirety of Church teaching onlove and chastity. We encourage parents and family members to have confidence in it as they love and accompany one another in responding to the Gospel’s call to chaste living.

Finally, we addressed the procreation and upbringing of children, affirming the rich teaching ofHumanaeVitae, especially its affirmation that the unitive and procreative dimensions of the marital act are inseparable. Authentic pastoral accompaniment of couples proclaims this truth and also helps couples see that a well-formed conscience embraces the moral law not as an external restraint but, in grace, as a way of freedom. A pastoral approach is required thatseeks to help spouses accept the full truth about marital love in ways that are comprehensible and inviting.

Our discussion on certain issues surfaced strong feelings and sentiments. The participants of the group hope that the final document will unify and not divide, giving expression that we are bishops cum and sub Petro.

With joy, we affirm the mission of the family – a mission to one another,to the Church,and tothe world.

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Relatio – Circulus Anglicus “B”

Moderator: Card. NICHOLS Vincent Gerard
Relator: S.Ex. Msgr. MARTIN Diarmuid

The group asked that the final document be entitled: “The Final Relatio of the Synod of Bishops on the Vocation and Mission of the Family in the Church and the Contemporary World presented to His Holiness Pope Francis.”

The group stressed that the family is not just the object of evangelization but an active subject, agent, and source of evangelization. The family carries out the work of evangelization within the family cell itself, through the self-giving love of the spouses, through the education to unselfish affectivity of children, and being a transforming leaven in society. The actual living out of family communion is a form of missionary proclamation. The mission and witness of evangelization finds its roots in the sacraments of initiation: baptism, confirmation, and Eucharist.

The group stressed the role of families in associations, family movements, small Christian communities, and in the parish.

Within this internal family communion the group wished to add a new paragraph on “Marriage, an Expression of the Goodness of the Gift of Sexuality”. In sexual loving the married couples experiences God’s tenderness. The Church’s teaching on sexuality – including the meaning of chastity – must stress the beauty, joy, and richness of human sexuality and the place of sexual love in a committed, exclusive, and permanent relationship. The rich Christian vision of sexuality is in many places being undermined by a narrower and impoverished understanding.

The group stressed the importance of marriage preparation not just in the period before the marriage ceremony. It was suggested that the traditional distinctions remote, proximate, and immediate be recovered in reflection on all forms of vocation.

Families themselves are the first heralds of the Gospel. In the family spouses exercise the common priesthood of all believers. The formation in faith of children from the youngest age is remote preparation for mature adult discipleship.

Youth ministry, parish and school catechesis, retreats, and small Christian communities should focus on young adults and reflect on how God is calling them whether within marriage, single life, priesthood, or consecrated life. Such a long-term catechesis would stress marriage as an itinerary of faith.

The immediate preparation of the couple for the celebration of marriage should include catechesis on marriage as sacrament and a vocation, on prayer, and on an invitation to those who have been lax in their faith to return. In some areas it was noted that most couples who present themselves for marriage preparation may have been living together for long periods. In other areas traditions and cultures include longer, structural preparation with the active involvement of both families.

The group affirmed the essential role of priests, as apostles to the family, in preparing couples for the sacrament of marriage and in continuing to accompany couples and families to live out their vocations. The group proposed a new paragraph on the formation of priests for this ministry.

The group looked in detail at the challenge of the pastoral accompaniment of families in difficult marital situations. Pastoral accompaniment today must always be marked by the Divine Pedagogy and mercy. Care should be taken to identify elements that can foster evangelization and human and spiritual growth. Attention should be given, for example, to find those aspects of relationships established by civil marriage, traditional marriage, and with obvious differences co-habitation, which might then lead to growth towards a full celebration of sacramental marriage with the completion it brings.

On the pastoral care of the divorced and remarried, the group looked at what an appropriate pastoral accompaniment of such couples should be. Such accompaniment must examine the situation of their marital condition, and also explore what it means to say that they are not excluded from the life of the Church.

The group proposed a pathway of discernment or ‘reverential listening’, attentive to the story of those who seek understanding and support. The first purpose of this attentive accompaniment would be to foster deeper discipleship with Christ based on the enduring bond of baptism, rather than addressing the question of admission to the sacraments of penance and Holy Communion.

This process of reverential listening would require an agreed framework with some clear elements. These elements might include:

  1. attending to the story of the first marriage, to its possible invalidity, seeing either if there is any reason for deeper investigation in the external forum, or if there are reasons for further examination in the internal forum, with recourse to a delegate of the bishop where one is established for this purpose
  2. attending to the wounds caused by the divorce, in the individuals, in their children, families and communities, including the community of the Church and the ways in which the responsibilities of the first marriage are being honored;
  3. attending to an account of the second marriage, its stability, fruitfulness and the responsibilities which flow from it;
  4. a focus on spiritual formation and spiritual growth, with an exploration of the impact of these events on the relationship with Christ; on the sense of repentance expressed for hurt and sin; on the current relationship with Christ, and with the parish community; on the continuing formation of conscience and the development of a more mature judgement of conscience on the present situation.

On the theme of spiritual communion, the group noted it is possible that persons, whose objective state of life – an irregular union – puts them in contradiction with the full meaning of the Eucharist, may not be subjectively culpable of any continuing state of sin. They may thereby rightly have a loving desire for Eucharistic union with Christ. While their objective state may prevent them from receiving the Body and Blood of Christ, they may properly develop the practice of Spiritual Communion, and thereby become more open to the saving grace of Jesus Christ and union in the Church.

On the subject of the admission of divorced and remarried to the sacraments, the group would request that the Holy Father, taking into account the rich material which has emerged during this synodal process, consider establishing during the Jubilee Year of Mercy a Special Commission to study in depth the ways in which the disciplines of the Church which flow from the indissolubility of marriage apply to the situation of people in irregular unions, including situations arising from the practice of polygamy.

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Relatio – Circulus Anglicus “C”

Moderator: S.Ex. Msgr. MARTIN Eamon
Relator: S.Ex. Msgr. COLERIDGE Mark Benedict

With a mixture of good tactics and tenacity, the group has made its way through Part III of the Instrumentum Laboris. Again it was clear how our very different cultural backgrounds shaped much of what we had to say. That was part of the challenge and richness of our work.

One thing that struck us in Part III was that so much attention is paid to families in trouble that there is not enough focus on the need to support all families. This seemed to us especially true of Chapter 3 on „The Family and Accompaniment by the Church“ where little is said of walking with families who persevere in the ups and downs of everyday life, especially perhaps those in the early years of marriage. We felt there may be a need to provide a new chapter speaking of this, or at least to split Chapter 3 into two parts, the first stressing the need to accompany all families and the second focusing on the particular needs of families in difficulty. Our sense was that the final document should stress that all families, troubled or not, need to be accompanied in an ongoing way. It also needed to make the point that families should minister to families, especially to those in difficulty. We were conscious that families ministering to families is at the heart of the mission of the family.

Paragraph 106 speaks of „the urgent need to embark on a new pastoral course“; and we were keen to identify – and have the Synod identify – concrete elements of such a new pastoral course, always keeping in mind the primacy of God’s grace. We spent considerable time in sharing experiences from our own countries, and then moved to consider the question of what new we might do in the future. This is a challenge to our pastoral imagination. One clear element is a new dialogue with the new discernment this implies. Such a dialogue needs to be an evangelising exchange, even a call to conversion; but it has to begin with an attentive listening, in the attempt to identify and work from shared values. It is important to find common ground so that we can journey on together.
This presumes the language of journey which is a striking feature of the Instrumentum Laboris. Such language recognises the cultural shift from static to dynamic language in thinking and speaking of marriage and the family. The Instrumentum Laboris recognises this, and the final document might consider the practical implications of this recognition.

We discussed the question of marriage preparation, which we agreed needs to be more comprehensive and concerted, especially in cultural contexts where there is a kind of counter-preparation for Christian marriage. Married couples again need to take the lead in this, and to see it as a genuine process of discernment rather than last-minute input on practical matters.

On the question of responsible parenthood, the discussion focused on the need for a pastoral approach which both promotes the teaching of Humanae Vitae and deals with the reality of people’s lives, providing ongoing formation of conscience which looks to a harmony between Church doctrine and personal decision

We considered the special needs of families in irregular or difficult situations. We agreed that those cohabiting are in a quite different situation from those who are divorced and civilly remarried. We also agreed that cohabitation, though very widespread in many cultures now, could not be considered a good in itself. We were prepared to recognise that there may be good in the relationship of those cohabiting rather than in cohabitation in some quasi-institutional sense.

With regard to those divorced and civilly remarried, we agreed that relationships of many kinds come under this heading. There was general agreement that we needed to provide more effective pastoral accompaniment for these couples, and especially perhaps for their children who also have rights. There was, however, little enthusiasm for what the Instrumentum Laboris calls „a penitential path“. On the question of whether there should be further study of the question to see if the Church could move in this direction, the vote was evenly divided. In the end we voted to replace paragraphs 122-125 with an affirmation of the Church’s current discipline and recommended the forms of participation mentioned in Familiaris Consortio, 84.

The group was also divided on the question of support for families with homosexual members and for homosexual people themselves. Some wanted to delete any reference to homosexuality, but this won little support in the group. We opted for a briefer treatment, but also asked that the final document include at an appropriate point a clear statement of Church teaching that same-sex unions are in no way equivalent to marriage. We were clear, however, that in this Synod we were not addressing homosexuality in general but within the context of the family. We were equally insistent that we address this issue as pastors, seeking to understand the reality of people’s lives rather than issues in some more abstract sense.

Another important point in our discussion concerned mixed marriages and disparity of cult. We thought that because these are so different and require such different approaches it would be better if they were dealt with in two separate paragraphs. Some were keen to stress that mixed marriages, while they present challenges, also present great opportunities; and in general we felt that there was need to speak more positively about both mixed marriages and disparity of cult. Disparity of cult can present great challenges in some situations – more so with some religions than others – but such marriages can also be a prime locus of an interreligious dialogue which has its feet on the ground. That is a value in itself. We proposed that the Synod recommend that a special rite for the celebration of interreligious marriages be devised.

It was also pointed out by some in the group is that, though the poor had been much mentioned in Parts I and II of the InstrumentumLaboris, they virtually disappear from Part III. Yet a key element in the mission of the family in the world of today is surely the mission to the poor, whose marital and family life is often seriously undermined by the economic and political factors which create the poverty of which they are victim. The Church as a whole and Catholic families in particular need to have a special concern for the families most stricken by injustice.

Our work on Part III has been slow enough – in part because, under the heading of „The Mission of the Family“, there are many themes of such weight and complexity. In addressing the theme of the family, we have in fact addressed a range of the most pressing and perplexing issues facing the Church and the world today. In two and a half weeks, we have come a long way, but in the few days that remain to us there is still a long way to go. Procedamus in pace.

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Relatio – Circulus Anglicus “D”

Moderator: Card. COLLINS Thomas Christopher
Relator: S.Ex. Msgr. CHAPUT, OFM Cap. Charles Joseph

Members of English circle D again stressed the need to support the many families that already live the Catholic understanding of marriage and family life joyfully.

Members of our group revisited the importance of the Church acknowledging the role of women and mothers and men and fathers. Our ecumenical representative felt the document should address the whole Christian community and not simply the Catholic Church. Much discussion took place about the importance of funerals in the lives of families. Members felt this matter deserves far more attention, along with the role of the family in situations of illness and death.

Members felt that when the document talks about the Word of God, it needs to more fully convey the meaning of that term in the tradition of the Church. The Word of God refers to Jesus personally, to the written word of Scriptures, but also to the word proclaimed in the community.

Bishops said that the text paid inadequate attention to chastity formation. This work should begin very early in life and should not be delayed until marriage preparation. The danger of government authorities doing sex education caused great concern for many group members.

Regarding the formation of future priests, mention was made that the text lacks any focus on the Eastern tradition of married clergy. Reflections on that should also be included.

On the formation of Christians in the virtue of chastity, members noted a natural sequence:

First, formation in chastity within the family provides a needed foundation for later life;

Next, formation in chastity for those preparing for marriage builds on that earlier foundation,

Finally, formation in chastity for married men and women continues couples’ growth in the Christian life and sets the stage for the next generation.

In addition:

Formation in chastity for those preparing to be priests is key to their own vocation, and vital to their ability to help those they serve.

Group members insisted that the main educators of the laity in terms of marriage preparation should be married couples themselves because of their experience and credibility. Priests obviously have a key role as well, but married couples and families should take the lead.

Members discussed the place of priests in marriage counseling. Some strongly supported priests doing what they can to heal troubled marriages because the priest is often the most trusted and educated person available, and people are unable to afford professional counselors. The Church needs to be prudent, but not so prudent that she avoids helping people in great need.

The group had a long exchange on pastoral approaches to divorced people who had not remarried, and also divorced people who have married again without an annulment. Members voiced significant concern that whatever is done should not lead to greater confusion among our people. One bishop said that the issue of admitting divorced and remarried persons without an annulment to Communion was such a vital matter of doctrinal substance that it could only be handled at an ecumenical council and not at a synod.

One of the synod fathers stressed the importance of using appropriate language. Instead of referring to people in difficult situations as being “excluded” from the Eucharist, we should say that they “abstain” from the Eucharist. That word is more accurate and not as negative. One father mentioned that bishops cannot be more merciful than Jesus’s words. The Lord is not bound by Church rules, but the Church is very much bound by the words of Jesus.

Some thought that the current text lacks an understanding of the Eucharistic foundation of Christian marriage, which says we cannot reduce marriage to a sexual relationship. Likewise, we can’t reduce life in the Church to receiving Communion. In the history of the Church huge segments of the faithful did not receive Holy Communion and yet were clearly considered members of the Church, beginning with the Catechumens. For those who are on a penitential path, they are not excluded from the Church even though they abstain from Communion. Other fathers thought that the number of people who are divorced or remarried without an annulment has grown in such a big way that we need to deal with this question in a new and different manner.

Members spent quite a bit of time talking about the beauty and comprehensiveness of No. 84 of Familiaris Consortio. Some suggested that FC 84 ought to be put directly into the text. One father spoke about the power of the keys and the Holy Father’s ability to change things. He said that the Pope can, in effect, twist the hands of God. Others responded that the power of the keys does not give the Church the ability to change Revelation and the faith of the Church.

One member of the group felt that the Church has forgotten Jesus in all this discussion and that the bishops and many laypeople may be perceived as Pharisees. There was a call for a commission to study the issue of Communion for the divorced and remarried over a longer period of time with greater theological precision.

There was a suggestion that the Church ought to study the notion of spiritual communion more thoroughly. Just as Protestant communities participate in the reality of the Church, those who don’t receive Holy Communion can take part in the reality of the Eucharist.

Members spent some time talking about mixed marriages and marriages of disparate cult. The practice of the Orthodox Church also featured in the discussion. Some saw this as a good pastoral path for the Roman Church. Others felt there was little clarity in the Orthodox approach because several different practices among the Orthodox actually exist.

The section on the pastoral care of persons with homosexual tendencies sparked much discussion. Some members thought that this issue should be removed from discussion in the Synod on the Family. They felt that it’s important enough to have a specific synodal meeting on the topic itself.Some suggested that the wording of the Catechism of the Catholic Church No. 2357-2359 should be used. Others saw that option as possibly damaging the credibility of the Church in Western Europe and North America.

In the section on the transmission of life and the challenges of a declining birthrate, members offered both positive and negative comments. Most members felt that No. 137 should be removed from the text or completely rewritten, because the way one forms one’s conscience is handled poorly in the current document.

In the section on adoption, some discussion ensued about the right of a child to have both a mother and a father. Members noted the difficulty of some Churches in the western world continuing to offer adoption services in the face of government pressure to support adoption by same-sex couples.

Members said the text doesn’t speak clearly enough about palliative care, and the responsibility of the Church to help families in times of illness and when dealing with the confusion around modern medical/moral problems.

Considerable discussion took place about what is missing from the text in general. Among the items mentioned were:

1. The place of Catholic schools.

2. Mary, the mother of Jesus, should have greater mention and more significance.

3. Nothing in the text expresses gratitude to consecrated women who care for the sick and the elderly.

5. Not enough attention is paid to the role of single parents and ways to support them.

6. Not enough positive discussion takes place about the value of the extended family.

7. No mention is made of the role of godparents.

8. No clarity is offered on the roles of mother and father.

9. Many thousands of people help parents educate their children, but religious teachers aren’t mentioned, and even babysitters should get at least some brief attention because they can be very helpful to parents who need to work outside the home.

10. The text avoids dealing with the issue of sexual abuse and incest within families.

11. No significant emphasis is placed on the importance of family prayer, meditation and popular religiosity.

12. Something positive should be said about migrants who leave their home countries in order to send back money to support their families.

13. Finally, some members felt that something in the document should be said about the importance of praying for our deceased family members and the significance of those family members praying for us in the Communion of Saints.

[Hervorhebungen im Original]
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Relatio – Circulus Italicus “A”

Moderator: Card. MONTENEGRO Francesco
Relator: P. ARROBA CONDE CMF Manuel Jesús

Nella riflessione del Circolo Italicus A sulla terza parte si è avuta molta considerazione del sentire maggioritario espresso in aula sul bisogno di riordinare il testo e di incrementare l’attenzione alla formazione catechetica e alla soggettività della famiglia nell’opera dell’evangelizzazione.

In tal senso, rispetto al primo capitolo, è stato un sentire unanime sollecitare dalla commissione il riordino dei nn. 69-83 seguendo un criterio più logico, senza le frammentarietà attuali, con maggiore considerazione della soggettività evangelizzatrice della famiglia (soprattutto rispetto alle varie forme di annuncio e di testimonianza ad altri del Vangelo della Famiglia), ed evitando approcci al tema che siano solo funzionali, senza il dovuto equilibrio tra l’essere della famiglia e le attività apostoliche che appaiono più proprie di essa, e sulle quali si fa menzione in altri numeri di questa terza parte.

In relazione alla formazione per il matrimonio e per la vita di famiglia, sembra necessario unificare sotto il titolo La formazione al matrimonio e alla vita familiare i paragrafi 84-86 e 94-95 per mettere in evidenza che:

- il matrimonio è la risposta a una chiamata specifica a vivere l‘amore coniugale in Cristo e nello Spirito, diventando segno credibile dell‘amore di Cristo e della Chiesa

- per questo la scelta di sposarsi e di creare una famiglia non può che essere il frutto di un discernimento vocazionale

- la possibilità di comprendere la volontà del Signore sulla propria vita e di aderire ad essa matura in un cammino di fede che non si improvvisa e che si compie a partire dalla vita della famiglia e dentro la comunità ecclesiale

- è compito della comunità ecclesiale offrire un permanente camino di catechesi che accompagni tutte le età della vita e coinvolga le famiglie, senza limitarsi alla preparazione immediata ai sacramenti. Ad essa spetta proporre, anche con l‘aiuto di associazioni e movimenti, itinerari formativi che introducano progressivamente nella vita di grazia, educhino a trovare nella relazione al Signore Gesù il centro unificante e il principio di senso della propria esistenza e rendano testimoni del Vangelo negli impegni quotidiani

- Non va poi trascurata la preparazione più diretta al matrimonio che va realizzata con la dovuta cura da parte dei pastori così che sia presentato in tutta la sua esigente bellezza l‘insegnamento della Chiesa in ordine al matrimonio e alla famiglia.
Si può in tal senso parlare di una „preparazione remota“, che passa attraverso la trasmissione della fede e dei valori cristiani vissuta all‘interno della propria famiglia, di una „preparazione prossima“ che coincide con gli itinerari di catechesi e le esperienze formative vissute all‘interno della comunità ecclesiale, e di una „preparazione immediata“ al matrimonio parte di un cammino più ampio qualificato dalla dimensione vocazionale.

In tutto questo cammino al centro dovrà esservi la Parola da imparare a scoprire come luce e lampada, la preghiera nella sua dimensione liturgica, ma anche „la preghiera domestica“ da vivere in famiglia, i sacramenti e la vita sacramentale, la fraternità con i poveri e i bisognosi per apprendere la virtù della sobrietà e la capacità di condivisione (cf Francesco, Fidanzamento, Udienza generale 27 maggio 2015), insieme all’esperienza del perdono. È importante anche promuovere un sempre più profondo senso di appartenenza alla Chiesa all‘interno della quale il Signore chiama a vivere la propria vocazione. Una particolare attenzione dovrà essere riservata alla maturazione affettiva, educando ad un amore capace del dono di sé e a relazioni non compromesse da una volontà di possesso, senza timore di prospettare le virtù cristiane capaci di rigenerare e far risplendere le relazioni, prima fra tutte la castità principio positivo di un agire che custodisce l‘altro e se stessi nella verità dell‘amore.

Elementi oggetto di speciale discernimento sono stati l’importanza del linguaggio e la distinzione (rispetto delle situazioni imperfette) tra le persone e le situazioni istituzionalizzate.

Alcuni padri hanno sollecitato l’attenzione sulla portata decostruttiva che possiedono oggi alcuni concetti inerenti al matrimonio e alla famiglia; per altri padri rimane prioritario, in un contesto secolarizzato, evitare linguaggi condizionati da una sensazione di assedio e comunicare il Vangelo con linguaggio permeato dalla speranza, che faccia leva sull’opera che il Signore sicuramente sta compiendo nelle persone, anche in quelle che vivono in situazioni familiari lontane dalla proposta cristiana.

Circa la necessaria distinzione tra persone e situazioni istituzionalizzate si è richiamata la diversità di problemi nelle varie culture, apprezzandosi il fatto di un impegno matrimoniale civile rispetto alla semplice convivenza e tenendo conto del valore propedeutico delle leggi che lo prevedono.

Ci si è fermati a lungo sul carattere profetico dell’Humanae Vitae ribadendone l’attualità. È stata sottolineata la necessità di evitare di contrapporre la coscienza e la legge morale. A partire da un vivace confronto in cui sono emerse diverse sottolineature, è stata insieme cercata una formulazione che aiutasse a comprendere come la coscienza rettamente formata sia in grado di riconoscere il bene che la norma morale indica e operare scelte responsabili. Ugualmente si è ribadita l’importanza di affermare il diritto all’obiezione di coscienza in un contesto come l’attuale dove i poteri pubblici provano a limitarlo in forza di un presunto bene comune.

Rispetto della situazione di coloro che hanno sperimentato il fallimento del matrimonio i membri del circolo si sono trovati d‘accordo sull‘esigenza di affrontarle avendo particolare cura nel distinguere la varietà di situazioni, promuovendo comunque itinerari di fede, di riconciliazione e di integrazione nella comunità ecclesiale. Si è affermata l‘importanza che questi itinerari comprendano un accurato e prudente discernimento pastorale sotto l‘autorità finale del Vescovo; le Conferenze episcopali sono chiamate a maturare criteri comuni adeguati alle situazioni delle rispettive Chiese particolari.

[Hervorhebungen im Original]
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Relatio – Circulus Italicus “B”

Moderator: Card. MENICHELLI Edoardo
Relator: Card. PIACENZA Mauro

Nella lettura e riflessione della Terza parte (“La missione della famiglia oggi”) i Padri segnalano la necessità di trovare una collocazione più idonea ai paragrafi che riguardano matrimoni misti e con disparità di culto, suggerendo di meglio armonizzare la titolarità teologico-canonica di tali realtà.

In riferimento alla “peculiarità della tradizione ortodossa”, si ritiene necessario meglio precisare il tema e collocarlo in parte più congrua.

Partendo dal fatto che l’evangelizzazione è compito di tutto il popolo cristiano, nel confronto tra i Padri, è emersa la necessità che le famiglie, in forza della grazia del sacramento nuziale, divengano sempre più soggetti di pastorale, espressione di una missione che si esprime tramite la vita concreta, non qualcosa di soltanto teorico ma esperienza di fede radicata nei problemi reali delle persone.

In questa prospettiva i presbiteri devono essere formati al riconoscimento di tale soggettività valorizzando le competenze e le esperienze di tutti: laici, consacrati e ordinati. È necessario anche annunciare il significato positivo della corporeità, linguaggio dell’amore che ha come grammatica la mutua donazione e, nello stesso tempo, indicare il valore e la bellezza della continenza e della castità.

Si è ritenuto rilevante il riconoscimento del valore propositivo, testimoniale e di sostegno delle variegate esperienze ecclesiali che sono nate e operano intorno alle coppie, alla famiglia e alle sue prospettive.

Il Sinodo esprime l’esperienza dell’ascolto e parla con le storie: la storia di Dio con l’umanità (la Rivelazione e le sue fonti) e la storia dell’umanità con i suoi popoli, che noi rappresentiamo.

Di fronte alla particolare delicatezza dei temi riguardanti questa parte, è necessario custodire l’equilibrio della relazione Dio-storia-storie. La Verità divina e le sue leggi, infatti, mai spezzano queste relazioni, volendo orientare ogni anima alla salvezza.

Nel corso del lavoro del circolo è emersa inoltre la necessità di prestare particolare considerazione a due grandi temi:

Il primo riguarda tutte quelle donne che hanno subito violenza e testimoniano eloquentemente il rispetto della vita e il coraggio di assumersi le responsabilità facendo nascere e allevando i figli della violenza, nonostante non poche minacce ambientali e, sovente, anche familiari.

Il secondo fa appello a un particolare sguardo di attenzione, che deve coinvolgere la solidarietà ecclesiale, rivolto a quei coniugi – frequentemente mariti e padri – impoveriti dalle separazioni.

Per molti il sacramento del matrimonio è un orizzonte lontano; il ministero pastorale deve favorire la direzione valorizzando quanto c’è di buono nelle persone e nelle relazioni, confidando nella disposizione salvifica di Dio e disponendo tutti i mezzi per indicare alle libertà quella meta.

Tra i numerosi casi che rivelano la necessità di una riflessione si segnala la situazione di convivenze attuate anche a seguito di matrimonio civile, di un catecumeno o di una catecumena con persona battezzata e sposata, poi civilmente divorziata. A livello canonico tale situazione sarebbe insanabile, a meno che il matrimonio della parte battezzata non possa essere riconosciuto nullo. Perciò l’aspirante cristiano, trovandosi in una condizione che non gli consente l’accesso ai Sacramenti dell’Iniziazione cristiana, vive di norma l’ammissione al catecumenato (cf. OICA, nn. 14-17.68-97), ma non il rito di elezione (cf. OICA, nn. 22-23.133-151); soprattutto non la celebrazione unitaria di Battesimo, Cresima ed Eucarestia. È intuibile l’amarezza di persone che accolgono l’invito a entrare nella Chiesa, ma se ne vedono di fatto precluso l’accesso nella forma sacramentale.

L’ansia del pastore è quella di individuare e trovare ogni mezzo dottrinalmente valido per aiutare chi ha sperimentato il fallimento a ritrovare la strada verso l’abbraccio pieno con la Chiesa.

Circa la disciplina riguardante i divorziati risposati, a tutt’oggi, non è possibile stabilire criteri generali inclusivi di tutti i casi, talvolta molto diversificati fra loro. Ci sono divorziati risposati che si applicano a camminare secondo il Vangelo, offrendo significative testimonianze di carità. Allo stesso tempo, non si può negare che, in alcune circostanze, si presentino fattori che limitano la possibilità di agire diversamente. Di conseguenza, il giudizio su una situazione oggettiva non potrebbe essere assunto nel giudizio sulla “imputabilità” soggettiva. I limiti e i condizionamenti diventano allora un appello al discernimento, primariamente del vescovo, accurato e rispettoso della complessità di tali situazioni.

Allora prospettare itinerari di fede, di integrazione pastorale e di riconciliazione per coloro che si trovano in situazioni di convivenza stabile fuori dal matrimonio, interpella un supplemento di riflessione. Per questa ragione si domanda al Santo Padre di voler valutare la convenienza di armonizzare e di approfondire la materia complessa (dottrina, disciplina e diritto) al riguardo del sacramento del Matrimonio, che consideri anche l’azione pastorale nei confronti dei divorziati risposati.

Il tema della misericordia ha attraversato il Sinodo, interpellando il nostro ministero pastorale, consapevoli che il mistero dell’Incarnazione esprime in pienezza la volontà salvifica di Dio. Questa determinazione divina è stata affidata anche alla nostra missione e ai mezzi sacramentali che trovano la loro giusta ermeneutica nel significato di essere appello alla conversione, sostegno, farmaco, soccorso per la nostra salvezza.

Passione e compassione sono costitutive della verità di Dio. Di fronte al peccatore Egli ha donato il Figlio, eloquenza della precedenza e della prevalenza del Suo amore. Secondo l’insegnamento di Sant’Ambrogio la Chiesa custodisce, oltre alla permanenza del Suo Corpo offerto in oblazione pura e santa, “l’acqua e le lacrime, l’acqua del battesimo, le lacrime della penitenza”.

Agire da pastori è continuare ad offrire la verità cristallina come l’acqua di fonte, partecipi, empatici fino alle lacrime che, quando sono del peccatore, saranno di tutti noi.

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Relatio – Circulus Italicus “C”

Moderator: Card. BAGNASCO Angelo
Relator: S.Ex. Msgr. BRAMBILLA Franco Giulio

«Come sono belli sui monti i piedi del messaggero che annuncia la pace, del messaggero di buone notizie che annuncia la salvezza» (Is 52,7). I “piedi del messaggero” che annuncia la “buona notizia” del Vangelo della pace oggi devono muovere “passi” e compiere “azioni” sul cammino che costruisce la storia della famiglia all’interno della missione del popolo di Dio. La dinamica del libro degli Atti degli Apostoli, che racconta l’“azione” dello Spirito negli “Atti” della Chiesa primitiva, descrive lo stile pastorale che invia per le strade del mondo la Chiesa che ama la famiglia. Luca racconta la storia cristiana come una crescita e un’irradiazione progressiva e contrastata. Ad ogni situazione problematica o persecuzione corrisponde un nuovo slancio evangelizzatore, fino ai confini della terra. Pertanto appare non forzato raccogliere questo movimento pastorale attorno ai cinque “passi” o “azioni” del n. 24 di Evangelii Gaudium, che corrispondono bene ai quattro capitoli della Terza Parte. Più un passo “fuori testo”…

1. Prendere l’iniziativa. «“Primerear – prendere l’iniziativa”: vogliate scusarmi per questo neologismo. La comunità evangelizzatrice sperimenta che il Signore ha preso l’iniziativa, l’ha preceduta nell’amore (cfr 1Gv 4,10), e per questo essa sa fare il primo passo, sa prendere l’iniziativa senza paura». I Padri si sono soffermati a commentare il I° capitolo (III Parte) perché si possa realizzare una circolarità virtuosa tra la “famiglia velut Ecclesia domestica” (LG 11) e la “Chiesa come famiglia di Dio”. Questo “riprendere l’inizio” ci ha fatto ricuperare tre temi importanti:

1) la famiglia come soggetto di evangelizzazione (e non solo oggetto di cura) se viene preservata nel suo essere “chiesa domestica”, dove il Vangelo prende casa nella preghiera, nella spiritualità e nella vita quotidiana degli sposi e dei figli (nella diversità delle famiglie), al di là di ogni idealismo o rassegnazione al tempo presente:

2) il momento (rituale) delle nozze come una “soglia della fede” per gli sposi, che accoglie la grazia dello Spirito e diventa tempo fecondo per una comunità cristiana generativa;

3) la conversione pastorale che esige l’attenzione ai linguaggi e alle culture capace di operare quel “prodigioso scambio” tra culture locali (con forti differenze nei diversi continenti) e la novità cristiana (che purifica, corregge e trasforma sempre da capo). Questa è la sorgente originaria della Chiesa apostolica e della famiglia cristiana a cui sempre abbeverarsi.

2. Coinvolgersi. «Come conseguenza, la Chiesa sa “coinvolgersi”. Gesù ha lavato i piedi ai suoi discepoli. Il Signore si coinvolge e coinvolge i suoi, mettendosi in ginocchio davanti agli altri per lavarli. Ma subito dopo dice ai discepoli: «Sarete beati se farete questo» (Gv 13,17)». I sinodali hanno chiesto di riordinare la materia del secondo capitolo collegando la prima parte sulla preparazione al matrimonio (nn. 84-86) e l’ultima sulla guida dei nubendi prima, durante e dopo il sacramento del matrimonio (nn. 94-97). È emersa una forte istanza di scommettere su una Chiesa che “sa coinvolgere” e invita i nubendi “a coinvolgersi” per costruire la casa comune del loro futuro. Occorre passare dai “corsi” di preparazione a un “percorso” di coinvolgimento degli sposi nella vita ecclesiale e della Chiesa nel cammino degli sposi, traducendolo in un vero itinerario di “iniziazione”. Alcuni modi suggeriscono molte esperienze positive. Si decide qui il futuro della Chiesa e della società che richiede un vero cambiamento di mentalità, attorno a cui chiamare non solo i credenti, ma tutti coloro che hanno a cuore il futuro dell’umano. Soprattutto nella formazione dei presbiteri, presenti e futuri, e di tutti coloro che amano la famiglia (dagli sposi con esperienza a tutte le varie competenze) si esige una preparazione più focalizzata per le nuove sfide (cfr modi nuovi che riscrivono il testo). Anche il contesto sociale e politico ha suscitato una serrata discussione sulla custodia della famiglia nella sua differenza specifica come soggetto nella polis, l’invito ai cattolici per la cura delle condizioni pratiche, sociali e legislative che favoriscono la famiglia, nonché il sostegno di una cultura cristiana che ne argomenti in modo nuovo le potenzialità.

3. Accompagnare. «La comunità evangelizzatrice si dispone ad “accompagnare”. Accompagna l’umanità in tutti i suoi processi, per quanto duri e prolungati possano essere. Conosce le lunghe attese e la sopportazione apostolica. L’evangelizzazione usa molta pazienza, ed evita di non tenere conto dei limiti». Il terzo capitolo nella varietà delle sue “situazioni problematiche” ha ricevuto un’attenzione appassionata dei Padri, facendo raggiungere un momento alto proprio nello scambio sui punti più difficili. La tonalità pastorale di questo capitolo è stata ripresa e confermata più volte (cfrnn.104-111). L’appartenenza a Cristo che ama la Chiesa, facendone il suo corpo nella Parola e nell’Eucaristia, è sorgente inesauribile per “accompagnare” tutte le situazioni, che si radicano sul Battesimo, talvolta rimasto lettera morta, ma non impermeabile ad essere sempre rianimato dallo Spirito. Con questa cifra si è sviluppato l’accompagnamento pastorale delle diverse situazioni.

1) Le convivenze e i matrimoni civili: i Padri, pur valutando criticamente queste esperienze differenti, hanno con forza affermato la necessità di condurle a maturazione, con una prossimità che tolga dall’illusione dell’espe­rimento, favorendo cammini di maturazione umana, di crescita di fede e condizioni lavorative, abitative e culturali adatte per approdare a una scelta matrimoniale definitiva.

2) I separati, i divorziati fedeli al vincolo, famiglie monoparentali. I sinodali hanno espresso cordiale affetto e ammirazione profonda per coloro che si mantengono fedeli al sacramento. Ritengono necessaria una grande opera di sostegno umano e spirituale, nonché un’attenta e premurosa vicinanza delle comunità cristiane a queste situazioni che si mantengono fedeli al vincolo matrimoniale, assicurando anche aiuto concreto

3)Percorsi di nullità. Il dono dei recenti motu proprio ha aperto la strada a uno snellimento e a un’efficace vicinanza alla storia delle persone, pur non derogando da criteri seri di verifica della verità del vincolo. I Padri si augurano che l’applicazione riesca a convergere su buone prassi comuni.

4) I divorziati risposati. I Padri hanno convenuto su quattro punti: rimuovere alcune forme di esclusione liturgica, educativa, pastorale, ancora esistenti; promuovere cammini di integrazione umana, familiare e spirituale da parte di sacerdoti, coppie esperte e consultori; in ordine alla partecipazione alla comunione, ferma restando la dottrina attuale, discernere in foro interno sotto la guida del vescovo e di presbiteri designati le singole situazioni con criteri comuni secondo la virtù di prudenza, educando le comunità cristiane all’accoglienza; affidare al Santo Padre l’appro­fondimento del rapporto tra aspetto comunionale e medicinale della comunione eucaristica, in riferimento a Cristo e alla Chiesa.

5) Matrimoni misti e di disparità di culto. I Padri chiedono un approccio pastorale soprattutto per difendere la donna e le situazioni di fragilità. 6) Le famiglie con persone omosessuali. I Padri raccomandano di puntare l’attenzione pastorale sulle famiglie con persone con tendenza omosessuale, e sulla preparazione di operatori competenti. Invitano a un approfondimento antropologico del tema. Segnalano anche un’indebita pressione economico-legislativa per introdurre leggi che equiparano le unioni civili al matrimonio.

4. Fruttificare. «Fedele al dono del Signore, sa anche “fruttificare”. La comunità evangelizzatrice è sempre attenta ai frutti, perché il Signore la vuole feconda. Si prende cura del grano e non perde la pace a causa della zizzania». Il tema della generazione deve essere fatto oggetto di una catechesi che promuova la bellezza di un’apertura al dono della vita per la famiglia e la società. Il desiderio di una famiglia numerosa si scontra con i condizionamenti economico-culturali che diminuiscono il desiderio di più generosa natalità e richiedono politiche familiari a sostegno della fecondità della famiglia. L’im­presa dell’educazione diventa sempre più un’opera corale che richiede la collaborazione della famiglia, della scuola, in particolare di quella cattolica, e degli altri soggetti sociali.

5. Festeggiare. «Infine, la comunità evangelizzatrice gioiosa sa sempre “festeggiare”. Celebra e festeggia ogni piccola vittoria, ogni passo avanti nell’evangelizzazione». Il Giubileo della misericordia è forse il “fuori testo” di questi intensi giorni di Sinodo, che apre le porte di una misericordia tenera ed esigente insieme. Un Padre ha detto: alla fine di queste settimane vorrei chiedere al Papa di dare un colpo d’ala per un’attenzione rinnovata alla famiglia in quanto tale e alle situazioni di famiglie ferite. Queste riflessioni affidiamo a Lei, Santo Padre, e a tutta Chiesa con grande speranza.

[Hervorhebungen im Original]
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Relatio – Circulus Hibericus “A”

Moderator: Card. RODRÍGUEZ MARADIAGA SDB Óscar Andrés
Relator: Card. LACUNZA MAESTROJUÁN OAR José Luis

Siguiendola misma metodología usada en las reuniones anteriores, iniciamos la lectura, punto por punto, de la IIIª Parte del Instumentum Laboris.

- El primer punto que detuvo nuestra atención fue el tema del enamoramiento y las etapas de la preparación al matrimonio (remota, próxima, inmediata), constatando que, además de animar a los candidatos a la participación litúrgica, adolece de limitación en el tiempo. Para ello, las Parroquias deben elaborar y ofrecer itinerarios de formación.

- Igualmente, se hace hincapié en que, entre los lugares de la educación en el amor, ocupa un lugar de primer orden la familia, ya que es un deber primario de la misma.

- La familia es origen de vocaciones al sacerdocio y a la vida consagrada, sin excluir de ello a las familias en situaciones difíciles.

- Es cierto que la mayoría de las legislaciones civiles no recogen ni expresan los valores evangélicos de la familia y, por ello, deberíamos hacer causa común con otras confesiones religiosas cristianas y aun con otras religiones que comparten el ideal de familia.

- A medida que vamos avanzando en la lectura, aparecen muchas repeticiones e incluso un constante desorden en la elaboración de los temas, por lo cual se sugiere que la Comisión de Redacción revise, reorganice y hasta reelabore los números 84, 85, 86, 94 y 95.

- A lo largo del texto se usa la expresión “comunidad cristiana” sin que se defina a qué se refiere: ¿la parroquia? ¿las pequeñas comunidades eclesiales? ¿las comunidades eclesiales de base? ¿los movimientos y asociaciones?

- Los números del 114 al 117 están ya acogidos y resueltos por el Papa Francisco en los dos Motu Proprio “Mitis et misericors Iesus” y “Mitis Iudex Dominus Iesus”, del pasado 15 de agosto, para las causas de declaración de nulidad matrimonial en el Código de los Cánones de las Iglesias Orientales y en el Código de Derecho Canónico. Haría falta que la Comisión de Redacción elabore un número que indique la aplicación de los Motu Proprio, a la vez que se pida ayuda para la misma.

- Jesús manifiesta cercanía y los cristianos, al estilo de Jesús, tenemos que hacer lo mismo ya que, como decía San Agustín, “lo que comes, da”. Se necesita, por tanto, integrar a los divorciados vueltos a casar mediante un itinerario “via caritatis” que permita abrir puertas y estar cerca de los que están heridos.

- Es cierto que podríamos preguntar ¿quién excluye a quién?yque el sacramento de la Eucaristía es sacramento de vivos, pero hay que hacer todo lo posible y necesario para atraer a quienes están alejados.

- La `vía de la caridad`es una pastoral que acoge y acerca, mientras que la `vía judicial`en muchos despierta sospechas y recelos y no hay duda de que muchos de nuestros matrimonios no son verdaderos sacramentos.

- No basta con hablar de caminos de misericordia y cercanía, sino que debe llegarse a propuestas concretas porque, si no, nos vamos a quedar en palabrasbonitas pero vacías. Quizá la “descentralización” de la que habló el Santo Padre en la conmemoración de los 50 años del Sínodo puede ayudar a hacer más ágil y cercana la solución, evitando, incluso, muchas formas de discriminación que hay en la Iglesia sobre estas personas.

- Parece que, en el tema de la cercanía, estamos todos de acuerdo, pero ¿qué pasa cuando se plantea el acceso a los sacramentos? Sin duda, tenemos que plantear un movimiento generoso quitando del camino muchas trabas para que los divorciados vueltos a casar puedan participar más ampliamente en la vida de la Iglesia: no pueden ser padrinos, no pueden ser catequistas, no pueden dar clases de religión… Tenemos que dar muestras de que hemos escuchado el “grito” de tantas gentes que sufren y gritan pidiendo participar lo más plenamente posible en la vida de la Iglesia.

- Por otro lado, tenemos que acabar con el continuo reproche que lanzamos a la cara de quienes han fracasado en sus primeras nupcias, sin olvidar que también nosotros tenemos culpa en ese fracaso ya que no les hemos acogido, hemos cumplido simplemente con las formalidades y los requisitos legales y, muchas veces, a través de secretarias…

- De igual manera, hay que acabar con la actitud elitista y sectaria que muestran muchos miembros de la comunidad cristiana hacia esas personas.

- El tema de la adopción también centró nuestra atención. En algunos países y ambientes no resulta fácil abordarlo por la propia legislación, pero debe quedar claro que, en toda adopción, debe prevalecer y debe ser respetado el bien del niño por encima de cualquier otro interés.

- Finalmente, en cuanto al tema de la familia y su rol como promotora de la vida y de la educación, se señaló la necesidad de salvaguardar el respeto a la conciencia rectamente formada de los esposos, al igual que el deber de los Estados de proveer una educación accesible y de calidad para que todos los padres de familia puedan cumplir con su derecho intransferible de ser los primeros educadores de sus hijos.

Al final del trabajo, resultaron aprobados 59 MODOS.

Queremos dejar constancia del ambiente fraterno, de diálogo sincero y fecundo, que caracterizó el trabajo del grupo. Y agradecemos al Santo Padre la oportunidad que nos está dando de, “cum Petro et sub Petro”, vivir este camino de sinodalidad al servicio de la Iglesia.

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Relatio – Circulus Hibericus “B”

Moderator: Card. ROBLES ORTEGA Francisco
Relator: S.Ex. Msgr. PORRAS CARDOZO Baltazar Enrique

1. La sesión vespertina del martes 13 de octubre se dedicó en nuestro círculo a un intercambio general de opiniones sobre la tercera parte. El moderador sugirió que cada uno señalara lo que parecía más importante para que no dejaramos de considerarlo cuando llegara el momento de presentar los modos. Hubo unanimidad en plantear la necesidad de asumir los asuntos más delicados desde una mirada pastoral, de acompañamiento, de auténtico espíritu de misericordia. En los días posteriores, los modos propuestos recogen los gozos y las esperanzas que traemos de cada una de nuestras comunidades.

2. Se estuvo de acuerdo en que no se trata de modificar o dulcificar la doctrina, sino de ver su desarrollo orgánico para compaginar verdad-acompañamiento, doctrina-pastoral, sin dicotomías. Se tomó la decisión de afirmar claramente que nuestro servicio sinodal es hacer Propuestas, no proposiciones, ni un documento definitivo, que sirva al Santo Padre para el mejor ejercicio del ministerio petrino.

3. Se tocaron los temas más complejos con gran respeto, con la participación de todos, en diálogo fraterno, en serenidad y libertad. Se trabajó intensamente en un clima edificante en el que nos hemos sentido enriquecidos por los aportes de cada uno de los presentes, obispos, sacerdotes, religiosa y laicos.

4. Constatamos la necesidad de prepararnos y asesorarnos mejor, con la ayuda de expertos y a la escucha atenta a las personas y a la cultura de nuestro tiempo, en muchos de los nuevos temas que requieren ser profundizados para poder tener una palabra significativa a la hora de asumirlos pastoralmente. Por ejemplo, temas como la sexualidad, la bioética y biogenética, los nuevos escenarios culturales de la familia, las migraciones, la pobreza, los divorciados, etc… Se agradece al Santo Padre los recientes motu proprio para agilizar los procesos de nulidad de algunos matrimonios, expresión de la acción samaritana y sanadora, portadora de esperanza a un mundo herido por ideologías y poderes, asumiendo nuestras propias deficiencias y recibiendo de los bienes y males de las familias del mundo un llamado a tener „rostro de misericordia“, cum Petro y sub Petro.

5. El texto de esta tercera parte es abundante, pero en ocasiones confuso y repetitivo, aunque entendemos que se ha querido recoger los muchos aportes en el largo recorrido de estos dos últimos sínodos. Creemos que los redactores del texto definitivo deben tener en cuenta la conveniencia de reordenar los temas con una lógica interna y en estrecha vinculación con el ver y juzgar de las dos primeras partes.

6. El tema de los divorciados vueltos a casar lo examinamos bajo una perspectiva amplia, pues la posibilidad sacramental de la reconciliación y/o la eucaristía, con ser importante, no es la única. Hay un camino a recorrer que debe ser profundizado con paciencia y creatividad. El rsultado y el éxito de este sínodo no se juega en la comunión a los divorciados.

7. A los dos primeros capítulos se hicieron pequeñas observaciones. Se hizo hincapié en lo relativo a la conversión misionera, a la necesidad de un lenguaje renovado y a un dominio mayor del significado de la mediación cultural.

8. En lo relativo a la familia y formación, se tomaron en cuenta las experiencias existentes; también la urgencia de hacer de la pastoral familiar un eje transversal de toda la pastoral. Se es consciente en la necesaria preparación de los agentes de pastoral en este campo, y de las deficiencias que como institución debemos corregir. La preparación al matrimonio, remota y próxima, es tarea evangelizadora de primer orden en íntima relación con las otras dimensiones de la pastoral.

9. El capítulo 3, familia y acompañamiento eclesial, nos llevó a compartir con abundancia de enfoques, uno de los temas principales de este sínodo. Qué reflexiones, Desde las luces y sombras, reflexionamos para ofrecer al Santo Padre algunas pistas para una mejor atención pastoral a las familias, en el acompañamiento transido por el gran río de la misericordia. Como el padre de la parábola del hijo pródigo debemos estar atentos, oteando el horizonte para ofrecer esperanza, alegría y compromiso con Jesús y la Iglesia, más allá del reclamo del hijo mayor que se sintió herido y molesto porque su padre se ocupó festivamente del hijo perdido. En Jesús crucificado y abandonado confluyen todos los dolores de la humanidad. En la comunión con Él nos sentimos todos acogidos.

10. Distinguimos claramente entre los caminos de integración a la comunidad cristiana de los que están en situaciones estables, ya que tenemos la obligación de ofrecerles vías de crecimiento espiritual y de participación activa en algunas de las actividades de la comunidad eclesial, y las posibilidades de participación sacramental, a sabiendas de que es un nuevo derrotero, que requiere fidelidad, atención, prudencia, pero a la vez creatividad y coraje.

11. No se ve claro llamar „camino penitencial“ al itinerario de los divorciados y vueltos a casar; convendría, quizás hablar de itinerarios de reconciliacion, pues hay realidades irreversibles que no pueden ser sometidas a un camino penitencial sin posibilidad de superación.

12. El tema del acceso a los sacramentos, en concreto a la eucaristía, no puede ni debe ser el centro ni el punto focal de la atención a estas situaciones. Creemos que la mejor oferta que podemos hacer al Santo Padre es señalarle las dudas y aciertos que tenemos para que él pueda con la ayuda del espíritu, señalarle a la Iglesia y al mundo, la salvación de la que es portador, custodio y centro de la unidad de la fe.

13. El tema de la paternidad responsable y la responsabilidad generativa fue objeto de rico intercambio, y es, en los momentos actuales, de gran importancia para el respeto a la dignidad de la persona y de la vida.

14. La sinodalidad, tal como nos la describió el Santo Padre el sábado pasado, nos anima a ofrecerle con libertad y responsabilidad, la experiencia pastoral en la escucha, silencio y acompañamiento a nuestras comunidades, a la Iglesia universal y al mundo. Gracias Papa Francisco por su ejemplo, paciencia, cercanía y oración, por la invitación a actuar con libertad y responsabilidad, su testimonio nos reconforta y anima.

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Relatio – Circulus Germanicus

Moderator: Card. SCHÖNBORN OP Christoph
Relator: S.Ex. Msgr. KOCH Heiner

Mit großer Betroffenheit und Trauer haben wir die öffentlichen Äußerungen einzelner Synodenväter zu Personen, Inhalt und Verlauf der Synode wahrgenommen. Dies widerspricht dem Geist des Zusammengehens, dem Geist der Synode und ihren elementaren Regeln. Die gebrauchten Bilder und Vergleiche sind nicht nur undifferenziert und falsch, sondern verletzend. Wir distanzieren uns entschieden.

In der deutschsprachigen Gruppe war es ein gemeinsames Anliegen, den Titel der Relatio finalis „Die Berufung und Sendung der Familie in Kirche und Welt von heute“ durch den Untertitel „Überlegungen und Vorschläge für den Heiligen Vater, Papst Franziskus“ zu ergänzen, um so die Einordnung des Textes, der kein Beschlussdokument darstellt, klar zum Ausdruck zu bringen. Für die Einleitung regen wir an, auf die weltweiten Umfragen Bezug zu nehmen und Dank und Wertschätzung zum Ausdruck zu bringen.

Im Sinn einer deutlicheren Betonung der Familie als Subjekt der Pastoral soll benannt werden, dass christliche Familien berufen sind, das Evangelium von der Ehe, das ihnen anvertraut ist, durch ihr Leben zu bezeugen. Die christlichen Eheleute und Familien sind damit Teil der neuen Familie Christi, seiner Kirche. So dürfen die Eheleute Sakrament sein für die Welt. Die „neue Familie Jesu Christi“, die Kirche, soll die Eheleute zu diesem Zeugnis ermutigen, stärken und befähigen. Dabei lernt die Kirche immer auch selbst von den Lebens- und Glaubenserfahrungen der Eheleute und Familien.

An dieser Stelle war uns ein Bekenntnis wichtig: Im falsch verstandenen Bemühen, die kirchliche Lehre hochzuhalten, kam es in der Pastoral immer wieder zu harten und unbarmherzigen Haltungen, die Leid über Menschen gebracht haben, insbesondere über ledige Mütter und außerehelich geborene Kinder, über Menschen in vorehelichen und nichtehelichen Lebensgemeinschaften, über homosexuell orientierte Menschen und über Geschiedene und Wiederverheiratete. Als Bischöfe unserer Kirche bitten wir diese Menschen um Verzeihung.

Ausführlich haben wir uns auch über den Zusammenhang von Sprache, Denken und Handeln gerade im Hinblick auf eine humane Gestaltung der menschlichen Sexualität ausgetauscht. Eine angemessene und erneuerte Sprache ist entscheidend vor allem für die Hinführung heranwachsender Kinder und Jugendlicher zu einer gereiften menschlichen Sexualität. Diese ist in erster Linie Aufgabe der Eltern und darf nicht allein dem schulischen Unterricht oder den Medien und sozialen Medien überlassen werden. Vielen Eltern und in der Seelsorge Tätigen fällt es schwer, eine sachgerechte und zugleich respektvolle Sprache zu finden, die die Aspekte der biologischen Geschlechtlichkeit in den Gesamtzusammenhang von Freundschaft, Liebe, bereichernder Komplementarität und gegenseitiger Hingabe von Frau und Mann stellt.

Der Arbeitsgruppe war wichtig zu betonen, dass die christliche Überzeugung grundsätzlich davon ausgeht, dass Gott den Menschen als Mann und Frau geschaffen und sie gesegnet hat, damit sie ein Fleisch seien und fruchtbar werden (vgl. Gen 1, 27 f; 2, 24). Mann und Frau sind in ihrer ebenbürtigen personalen Würde wie in ihrer Unterschiedenheit Gottes gute Schöpfung. Nach christlichem Verständnis einer Einheit von Leib und Seele lassen sich biologische Geschlechtlichkeit („sex“) und sozio-kulturelle Geschlechtsrolle („gender“) zwar analytisch voneinander unterscheiden, aber nicht grundsätzlich oder willkürlich voneinander trennen. Alle Theorien, die das Geschlecht des Menschen als nachträgliches Konstrukt ansehen und seine willkürliche Auswechselbarkeit gesellschaftlich durchsetzen wollen, sind als Ideologien abzulehnen. Die Einheit von Leib und Seele schließt ein, dass das konkrete soziale Selbstverständnis und die soziale Rolle von Mann und Frau in den Kulturen verschieden ausgeprägt und einem Wandel unterworfen sind. Daher ist das Bewusstwerden der vollen personalen Würde und der öffentlichen Verantwortung der Frauen ein positives Zeichen der Zeit, welches die Kirche wertschätzt und fördert (Papst Johannes XXIII. Pacem in terris 22).

Wir haben über den Zusammenhang von Tauf- und Ehesakrament und der Notwendigkeit des Glaubens gesprochen.

Das katholische Glaubensbekenntnis zur Ehe gründet auf den Worten des Herrn in der Heiligen Schrift und der Apostolischen Tradition und wurde durch das Lehramt in seiner Substanz treu bewahrt. Dennoch gibt es in der theologischen Ausarbeitung Spannungen zwischen dem dogmatischen, moraltheologischen und kanonistischen Zugang, die in der pastoralen Praxis zu Schwierigkeiten führen können.

So muss das Axion „Jeder Ehevertrag unter Christen ist per se ein Sakrament“ neu bedacht werden. In nicht mehr homogenen christlichen Gesellschaften oder Ländern mit unterschiedlicher kultureller und religiöser Prägung kann ein christliches Verständnis der Ehe auch bei Katholiken nicht ohne weiteres vorausgesetzt werden. Ein Katholik ohne Glauben an Gott und seine Offenbarung in Jesus Christus kann nicht automatisch eine sakramentale Ehe vollziehen ohne oder sogar gegen sein Wissen und seinen Willen. Es fehlt die Intention, wenigstens das mit diesem Geschehen zu wollen, was die Kirche darunter versteht. Zwar kommen die Sakramente nicht durch den Glauben des Empfängers zustande, aber auch nicht ohne ihn oder gar gegen ihn; zumindest bleibt die Gnade unfruchtbar, weil sie nicht mit dem Glauben, der durch die Liebe bestimmt ist, frei willentlich aufgenommen wird.

Auch stellt sich die Frage bei unseren Mitchristen, die ihrem Bekenntnis gemäß die Sakramentalität der Ehe (mit ihren darauf sich ergebenden Wesenseigenschaften) ablehnen, ob ihrer Glaubensüberzeugung entgegen eine sakramentale Ehe zustande gekommen ist. Das würde nicht bedeuten, dass man von katholischer Seite die Legitimität nicht-katholischer Ehen bestreitet oder auch das Gnadenwirken Gottes in nichtsakramentalen Ehen in Frage stellt. Wir erkennen die Vielfalt der Studien zu dieser Frage an und empfehlen ein vertieftes Studium dieser Fragen mit dem Ziel einer lehramtlichen Neubewertung und einer größeren Kohärenz der dogmatischen, moraltheologischen und kanonistischen Aussagen zur Ehe mit der pastoralen Praxis.

Eine Ergänzung haben wir zu den interkonfessionellen Ehen: Im Hinblick auf das Thema der interkonfessionellen Ehe müssen vor allem die positiven Aspekte und die besondere Berufung einer solchen Ehe erwähnt werden, da die nicht katholischen Christen keineswegs außerhalb der einen Kirche stehen, sondern ihr durch die Taufe und einer gewissen, wenn auch unvollständigen, Gemeinschaft angehören (vgl. UR 3). Auch die interkonfessionelle Ehe ist als Hauskirche anzusehen und hat eine spezifische Berufung und Aufgabe, die im Austausch der Gaben innerhalb des Ökumenismus des Lebens besteht.

Im Hinblick auf die Bedeutung der Familie in Gesellschaft und Staat unterstrich die Arbeitsgruppe als Ausgangspunkt, dass Ehe und Familie dem Staat vorausgehen. Sie sind Grundlage und „Lebenszelle der Gesellschaft“ (AA 11). Ohne Familien kann kein Gemeinwesen bestehen. Deshalb ist das politische Gemeinwesen verpflichtet, alles zu tun, um diese „Lebenszelle“ zu ermöglichen und dauerhaft zu fördern. Die immer wieder beklagte „strukturelle Rücksichtslosigkeit“ gegenüber Familien ist zu überwinden. Mittel dazu sind vor allem der Zugang zu Wohnung und Arbeit, die Ermöglichung von Bildung und Kinderbetreuung sowie ein fairer Familienleistungsausgleich in der Steuergesetzgebung, der das, was Familien der Gesellschaft geben, in gerechter Weise anerkennt. Es muss klar sein: Nicht die Familie hat sich wirtschaftlichen Interessen unterzuordnen, sondern umgekehrt. Der Einsatz für die Familie steht im Zentrum der katholischen Soziallehre, die ein unverzichtbarer Teil der kirchlichen Verkündigung und der Evangelisierung ist. Alle Christen sind aufgerufen, sich im Feld der politischen Gestaltung des gesellschaftlichen Zusammenlebens zu engagieren und so zu helfen, dass Familien besser leben und sich entfalten können. Dabei muss die Politik besonders das Prinzip der Subsidiarität beachten und darf die Rechte der Familien nicht einschränken. Hier ist an die „Charta der Familienrechte“ zu erinnern. Die Kirche insgesamt soll sich mit ihrem Engagement im Bereich von Familienbildung, Kindergärten, Schulen, Beratungsstellen und Einrichtungen der Familienhilfe aktiv und exemplarisch einbringen.

Im Hinblick auf die Ehevorbereitung war es der Arbeitsgruppe ein Anliegen, darauf hinzuweisen, dass ein kurzes Gespräch oder eine knappe Einführung hier nicht ausreichen. Da viele Brautleute nicht auf eine vom Glauben geprägte Erziehung aufbauen können, wird die Einführung eines Ehekatechumenats dringend empfohlen, das wenigstens einige Monate dauert, um wirklich zu einem reifen, vom Glauben getragenen Ja-Wort zu kommen, das auch um die Endgültigkeit des Ehebundes weiß und auf die Treue Gottes vertraut.

Auch der Aspekt der verantworteten Elternschaft war einer der zentralen Gesprächsgegenstände der Arbeitsgruppe. Nach der Schöpfungsordnung Gottes sind die eheliche Liebe von Mann und Frau und die Weitergabe des menschlichen Lebens aufeinander hingeordnet. Gott hat Mann und Frau zur Teilnahme an seinem schöpferischen Wirken und gleichsam zu Interpreten seiner Liebe berufen und die Zukunft der Menschheit in ihre Hände gelegt. Diesen Schöpfungsauftrag sollen Mann und Frau im Sinne einer verantworteten Elternschaft verwirklichen. Sie sollen sich im Angesicht Gottes unter Erwägung ihrer gesundheitlichen, wirtschaftlichen, seelischen und sozialen Situation, ihres eigenen Wohles und des Wohles ihrer Kinder, wie des Wohles der Gesamtfamilie und der Gesellschaft ein Urteil über Zahl und zeitlichen Abstand ihrer Kinder bilden (GS 50). Dem personalen und menschlich ganzheitlichen Charakter der ehelichen Liebe entsprechend ist der rechte Weg der Familienplanung das einvernehmliche Gespräch der Eheleute, die Rücksicht auf den Rhythmus und der Respekt vor der Würde des Partners. In diesem Sinne sollen die Enzyklika Humanae vitae (10–12) und das Apostolische Schreiben Familiaris consortio (14, 28–35) neu erschlossen werden und entgegen einer oft lebens- und teilweise kinderfeindlichen Mentalität die Bereitschaft zu Kindern geweckt werden.

Immer wieder sollen junge Eheleute ermutigt werden, Kindern das Leben zu schenken. Damit wächst die Offenheit für das Leben in Familie, Kirche und Gesellschaft. Dabei kann die Kirche durch ihre zahlreichen Einrichtungen für Kinder zu einer höheren Kinderfreundlichkeit in der Gesellschaft, aber auch in der Kirche beitragen. Die Wahrnehmung der verantworteten Elternschaft setzt die Bildung des Gewissens voraus. Das Gewissen ist „die verborgenste Mitte und das Heiligtum im Menschen, wo er allein ist mit Gott, dessen Stimme in diesem Innersten zu hören ist“ (GS 16). Je mehr sich Eheleute auf den Weg machen, um im Gewissen auf Gott zu hören und je mehr sie sich dabei geistlich begleiten lassen, umso mehr werden sie in ihrer Entscheidung innerlich frei von affektiver Neigung und von Anpassung an Verhaltensweisen ihrer Umwelt. Um dieser Freiheit des Gewissens willen weist die Kirche aufgezwungene staatliche Maßnahmen zugunsten von Empfängnisverhütung, Sterilisation oder gar Abtreibung mit aller Kraft zurück.

Wir haben ausführlich diskutiert über die Integration der zivil wiederverheirateten Geschiedenen in die kirchliche Gemeinschaft.

Es ist bekannt, dass in beiden Sessionen der Bischofssynode intensiv über die Frage gerungen wurde, ob und inwieweit wiederverheiratete Geschiedene, wenn sie am Leben der Kirche teilnehmen wollen, unter bestimmten Voraussetzungen die Sakramente der Buße und der Eucharistie empfangen können. Die Debatten haben gezeigt, dass es hier keine einfachen und generellen Lösungen gibt. Wir Bischöfe haben die mit diesen Fragen verbundenen Spannungen ebenso erlebt wie viele unsere Gläubigen, deren Sorgen und Hoffnungen, Warnungen und Erwartungen uns in unseren Beratungen begleitet haben.

Die Diskussionen zeigen deutlich, dass es einiger Klärungen und Vertiefungen bedarf, um die Komplexität dieser Fragen im Licht des Evangeliums, der Lehre der Kirche und mit der Gabe der Unterscheidung weiter zu vertiefen. Einige Kriterien können wir freilich nennen, die zur Unterscheidung helfen. Das erste Kriterium gibt der hl. Papst Johannes Paul II. in FC 84, wenn er dazu einlädt: „Die Hirten mögen beherzigen, dass sie um der Liebe willen zur Wahrheit verpflichtet sind, die verschiedenen Situationen gut zu unterscheiden. Es ist ein Unterschied, ob jemand trotz aufrichtigen Bemühens, die frühere Ehe zu retten, völlig zu Unrecht verlassen wurde oder ob jemand eine kirchlich gültige Ehe durch eigene schwere Schuld zerstört hat. Wieder andere sind eine neue Verbindung eingegangen im Hinblick auf die Erziehung der Kinder und haben manchmal die subjektive Gewissensüberzeugung, dass die frühere, unheilbar zerstörte Ehe niemals gültig war.“ Es ist deshalb Aufgabe der Hirten, zusammen mit dem Betroffenen diesen Weg der Unterscheidung zu gehen. Dabei wird es hilfreich sein, gemeinsam in ehrlicher Prüfung des Gewissens Schritte der Besinnung und der Buße zu gehen. So sollten sich die wiederverheirateten Geschiedenen fragen, wie sie mit ihren Kindern umgegangen sind, als die eheliche Gemeinschaft in die Krise geriet? Gab es Versuche der Versöhnung? Wie ist die Situation des verlassenen Partners? Wie ist die Auswirkung der neuen Partnerschaft auf die weitere Familie und die Gemeinschaft der Gläubigen? Wie ist die Vorbildwirkung auf die Jüngeren, die sich für die Ehe entscheiden sollen? Eine ehrliche Besinnung kann das Vertrauen in die Barmherzigkeit Gottes stärken, die niemandem verweigert wird, der sein Versagen und seine Not vor Gott bringt.

Ein solcher Weg der Besinnung und der Buße kann im forum internum, im Blick auf die objektive Situation im Gespräch mit dem Beichtvater, zur persönlichen Gewissensbildung und zur Klärung beitragen, wie weit ein Zugang zu den Sakramenten möglich ist. Jeder muss sich selber prüfen gemäß dem Wort des Apostels Paulus, das für alle gilt, die sich dem Tisch des Herrn nähern: „Jeder soll sich selbst prüfen; erst dann soll er von dem Brot essen und aus dem Kelch trinken. Denn wer davon ißt und trinkt, ohne zu bedenken, daß es der Leib des Herrn ist, der zieht sich das Gericht zu, indem er ißt und trinkt. (…) Gingen wir mit uns selbst ins Gericht, dann würden wir nicht gerichtet.“ (1 Kor 11, 28–31)

Die Modi zum dritten Teil des Instrumentum laboris wurden ebenso wie die Modi zu den beiden ersten Teilen im guten synodalen Geist bearbeitet und einstimmig beschlossen.

[Hervorhebungen im Original]

Text: Giuseppe Nardi
Bild: MiL

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3 Comments

  1. „Die Kirche bekräftigt jedoch ihre auf die Heilige Schrift gestützte Praxis, wiederverheiratete Geschiedene nicht zum eucharistischen Mahl zuzulassen. Sie können nicht zugelassen werden; denn ihr Lebensstand und ihre Lebensverhältnisse stehen in OBJEKTIVEM Widerspruch zu jenem Bund der Liebe zwischen Christus und der Kirche, den die Eucharistie sichtbar und gegenwärtig macht.“
    Papst Johannes Paul II, Familiaris consortio, 22.11.1981, Ziffer 84

    „Es ist bekannt, dass in beiden Sessionen der Bischofssynode intensiv über die Frage gerungen wurde, ob und inwieweit wiederverheiratete Geschiedene, wenn sie am Leben der Kirche teilnehmen wollen, unter bestimmten Voraussetzungen die Sakramente der Buße und der Eucharistie empfangen können. […] Ein solcher Weg der Besinnung und der Buße kann im forum internum, im Blick auf die OBJEKTIVE Situation im Gespräch mit dem Beichtvater, zur PERSÖNLICHEN GEWISSENSBILDUNG und zur Klärung beitragen, wie weit ein Zugang zu den Sakramenten möglich ist. Jeder muss SICH SELBER PRÜFEN gemäß dem Wort des Apostels Paulus, das für alle gilt, die sich dem Tisch des Herrn nähern: Jeder soll sich selbst prüfen; erst dann soll er von dem Brot essen und aus dem Kelch trinken. Denn wer davon ißt und trinkt, ohne zu bedenken, daß es der Leib des Herrn ist, der zieht sich das Gericht zu, indem er ißt und trinkt. (…) Gingen wir mit uns selbst ins Gericht, dann würden wir nicht gerichtet. (1 Kor 11, 28–31)“

    Relatio – Circulus Germanicus

    Übrigens, Kardinal Müller hat diesem Wortlaut zugestimmt, oder wie soll ich den letzten Satz der Relatio, „Die Modi zum dritten Teil des Instrumentum laboris wurden ebenso wie die Modi zu den beiden ersten Teilen im guten synodalen Geist bearbeitet und einstimmig beschlossen.“ verstehen?

    • Ja, so scheint es zu sein, Kard. Müller hat zugestimmt. Ich finde es unglaublich, dass es gelungen ist, einen so schönen Text zu verfassen und dazu eine komplette Einstimmigkeit zu erreichen. Wenn der Hl. Geist wo zugegen war, dann offensichtlich hier. So tritt dann das völlig Unerwartete ein.

  2. O je – In jedem Fall haben unsere deutschen Heldenkardinäle den Anfangspassus des Berichtes des deutschen Zirkels offenbar gerne unterschrieben, indem sich die ganze Sektion von der Intervention der 13 Kardinäle ditanziert und sie sogar bedauert und als „beleidigend“ bezeichnet. Bravo, Herr Müller! Chapeau bas!

    Meine Güte, die katholische Dünnhäutgkeit, wenn auch nur irgendeiner nicht das sagt, was man hören will… diese ekelhafte Diskursunfähigkeit, die die Progressiven mit den Konservativen und Traditionalisten aber gemein haben…

    Ich konnte das nicht alles durchackern, aber deutlich wird insbesondere wieder beim Text Kardinal Sarahs, dass das Ausmaß an Themenverdichtugn und -zersplitterung, das aus dem IL hervorgeht, seine Sektion schlicht kräfte- und zeitmäßig überfordert hat. Er sahgt ja gleich zu Beginn, dass man das alles nicht in der kruzen Zeit durchdenken und dikutieren kann…

    Und letztere Problematik ist sicher auch F.s strategischer Hebel:
    Die Kardinäle, die vielleicht auch nicht alle intellektuelle Überflieger sind, haben nicht die Kraft oder nicht das Zeug, diesen Wust angemessen zu beantworten, so oder so nicht. Sie müssen mehr oder weniger mitansehen, wie das Falsche seinen Weg ungehindert nimmt, weil die Zeit vorbei ist, in der man hätte hindern können.

    man hat zu lange gewartet – das ist nun wohl der Fluch. Man hätte nicht lange fackeln sollen, sondern nach wenigen von F.s öffentlichen Häresien sofort zusammentreten müssen.
    Wenn sich das Übel erst mal etabliert hat, ist es nicht mehr zu stoppen.
    Wehret den Anfängen, heißt es, und nicht: Brechen wir doch nicht vorzeitig den Stab! wie @ Marienzweig gestern meinte.
    Es ist soviel Zeit verstrichen, dass von Vorzeitigkeit keine Rede mehr wäre, aber wie gesagt: Nun ist es menschlich gesehen zu spät.
    Nur der Herr kann noch helfen.

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